Thomas Lipton, capitaine d’industrie

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SIR THOMAS LIPTON (1850-1931)

Parti de rien, le jeune Thomas Lipton, fils d’un épicier de Glasgow, allait construire un empire.

Après s’être embarqué pour l’Amérique et avoir exercé « ces petits métiers qui honorent le passé des milliardaires mais qui déshonorent le présent des immigrants qui les exercent », selon la jolie formule de Jean Giraudoux, il revint en Angleterre, nourri des méthodes publicitaires dont il avait le génie. A 25 ans, en 1875, il ouvrit une petite épicerie et fit fortune dans la distribution tandis qu’il franchissait la cinquantaine débonnaire, anobli par la reine Victoria, dans les habits d’un « Sir ».

Son secret ? Un sens inné du spectacle et de la « réclame » et un flair à toute épreuve, qui le conduisit à Ceylan où il acheta à vil prix des plantations de café ravagées par un champignon parasite. Il les convertit au thé, mécanisant la production et supprimant les intermédiaires, ce qui lui permit de vendre dans ses magasins londoniens des thés en paquets –autre innovation- à des prix défiant toute concurrence. Aujourd’hui, les boîtes jaunes de sachets Lipton Yellow, véritable passeport de la marque, ont fait le tour du monde. Impossible d’échapper, où que l’on soit, à la marque de celui que les Ceylanais surnommaient, avec autant de respect que d’affection, « TEA TOM ».

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