Robert Fortune, ou les tribulations d’un anglais en Chine

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ROBERT FORTUNE, OU LES TRIBULATIONS D’UN ANGLAIS EN CHINE

En 1848, pendant que les colons peinaient en Assam, le botaniste anglais Robert Fortune embarquait pour la Chine, pour le compte du Comité du Thé.

Sa mission, qui durera 3 ans, devait rester secrète puisqu’il s’agissait purement et simplement de se livrer à de l’espionnage industriel. Dans le but d’opérer ce que l’on appellerait aujourd’hui un transfert de technologie. Or, la Chine punissait très sévèrement tout étranger et ses guides qui s’aventuraient hors des zones portuaires autorisées, et l’intérieur de l’empire restait un mystère jalousement gardé.

Robert Fortune consigna le récit passionnant de ses aventures dans un ouvrage paru dès 1852 en Angleterre et édité 5 ans plus tard en France.

Avec pour seule couverture un habit chinois, quelques notions de langue, et la devise « prenez les choses avec calme et ne perdez jamais votre sang-froid », il parcouru le pays en chaise à porteurs, subtilisant au péril de sa vie des graines et des plants de théiers et étudiant les méthodes de culture et de fabrication. Il parvint ainsi à faire expédier 20 000 plants de thé, dont beaucoup iront recouvrir les flancs de l’Himalaya, dans ce qui allait devenir l’un des plus grands crûs : Darjeeling.

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