5 – L’Angleterre : un suprématie incontestée

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L’Angleterre : une suprématie incontestée

C’est la Compagnie des Indes Hollandaises qui, jusqu’au XVII° siècle, possédait l’exclusivité des importations de thé. Cependant, elle dut rapidement plier devant la puissance de la Compagnie des Indes Orientales, créée par Elizabeth Ière en 1599.

La seule source connue pour l’importation de thé à l’époque était la Chine, le Japon étant depuis 1637 et pendant 2 siècles complètement fermé à quelque commerce que ce soit. Le problème était donc pour la Compagnie des Indes Orientales de commercer avec les chinois, qui de leur coté refusait tout troc de marchandise, sauf exceptionnellement pour du coton. Etant les seuls producteurs, les chinois pouvaient exiger tout ce qui leur passait par la tête : fixation plus ou moins aléatoire des prix, circonscription des étrangers dans le port de Canton, formalités administratives très lourdes, … etc.

Cette situation de dépendance complète devint vite intenable pour les anglais, dont le besoin en thés devenait de plus en plus important. C’est alors que la seule solution pour eux s’imposa : l’opium ! La Compagnie Orientale des Indes en contrôlait complètement la production et la commercialisation, ils l’écoulaient contre de l’argent aux commerçants chinois dans le port de Calcutta. La Chine devint vite une grosse consommatrice de cet opium issu des plants de pavot, et l’argent récolté par ces ventes servit rapidement à financer les achats de thé. Ce système prospéra longtemps avant qu’en 1839, Lin Zexu, fonctionnaire en charge du commerce, décida de verser à la mer 25 000 caisses d’opium. Ce sera le début de la première guerre de l’opium, et qui durera 2 ans.

Sortis vainqueurs de cette guerre, les anglais imposèrent le traité de NANKIN au chinois, qui stipulait l’ouverture de quatre nouveaux ports pour leurs bateaux (Shanghai, Fuzhou, Amoy et Ningbo), des taxes limitées à 5% et la concession de Hong Kong.

Cependant, un anglais ne cédant jamais, et un chinois ne perdant jamais la face, la seconde guerre de l’opium suivit presque aussitôt la signature du traité de Nankin : les chinois n’obéissant qu’avec une mauvaise volonté évidente aux conditions du traité, les anglais reprirent le chemin de la guerre, accompagnés cette fois par les français. Lourde en pertes humaines, cette guerre se solde encore une fois par une victoire des anglais : ouverture de onze ports, plus grande liberté de circulation pour les « barbares », c’est à dire les étrangers. L’opium pouvait alors continuer ses ravages : 50 000 caisses exportées en 1850, pour 2 millions d’intoxiqués. 200 000 caisses et 120 millions d’opiomanes en trente ans plus tard….

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