3 – Le thé devient une boisson raffinée

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Le thé devient une boisson raffinée

Sous la dynastie des Song (960-1279), la pratique du thé connaît de multiples évolution, surtout sous le règne du fameux « Empereur du Thé », l’Empereur HUIZHONG.

Celui-ci, beaucoup plus porté sur les arts et les femmes que la politique (ce qui provoquera d’ailleurs son exil), développa l’art du thé en le « maniérisant », et il fut le premier à avoir sa propre maison de thé, tenue par ses concubines, ce fut également lui qui préconisa d’utiliser le thé des fameuses « lunes de thé » sous forme moulue (par une meule de pierre), puis de le battre avec un fouet en bambou jusqu’à obtenir une mousse de jade dans le bol. eisaiCette technique intéressa particulièrement les japonais, notamment le moine zen Eisai (1145-1215), qui devait être à l’origine de la fameuse cérémonie du thé japonaise que l’on connaît aujourd’hui. Eisai rapporta des graines de thé au Japon et planta ses propres théiers à travers tout le pays, tout en ayant rédigé un traité sur la façon de le consommer. Grâce à lui, le thé se diffuse dans le tout pays, aussi bien chez les seigneurs féodaux que dans le reste de la population. sennorykyuPetit à petit, la cérémonie se codifie, notamment sous l’influence majeure de Sen No Rikyu (1520-1591), l’un des premiers grands maître de thé, qui influença les 3 plus grandes écoles existant actuellement. Notamment, l’école URASENKE, dont le chef de file n’est autre qu’un descendant en ligne directe de Rikyu, Soshitsu Sen.

A cette époque donc, le thé devient de toute première importance pour la société japonaise, chaque Samouraï ayant son propre maître de thé, qui grâce à une cérémonie avant les batailles aidait le combattant à se purifier et lui insufflait force et courage. Ces maîtres de thé deviennent très influents et participent alors de plus en plus aux décisions politiques. Rikyu développa ce que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de « voie du thé », ou « cha no yu ». Les 4 principes du Cha No Yu sont : l’harmonie (« wa »), le respect (« kei »), la pureté (« sei »), et la sérénité (« jaku »).

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