Chine

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Origines du thé chinois

Un proverbe chinois dit qu’ «une vie ne suffit pas pour connaître tous les thés chinois»; on parle aussi du « pays aux 10 000 thés ».

Quoiqu’il en soit, c’est bien en Chine, selon toutes probabilités, qu’est apparue la consommation du thé, en 2737 avant notre ère. Pour toute la partie historique concernant la Chine, nous vous renvoyons au chapitre origines & histoires.

Quelques chiffres

La Chine produit aujourd’hui environ 750 000 tonnes par an, sur 19 provinces différentes, et principalement du thé vert (environ 75% de la production). Il est important de noter que la majeure partie de la production (environ 65% à 70%), et les habitudes chinoises privilégient clairement le thé vert, même si la réouverture des maisons de thés (interdites pendant la révolution culturelle) depuis une trentaine d’année ainsi que l’intérêt croissant des classes moyennes participent à la diffusion d’autres thés comme les thés bleus, les thés blancs et les thés noirs ou sombres.

L’Anhui

Si la région est loin d’être au premier rang en terme de production annuelle (seulement 50 000 tonnes), elle est par contre reconnue comme pour la très grande qualité de ses thés noirs et verts.

Sa situation climatique et géographique est exceptionnelle ; les fameuses Montagnes Jaunes (Huang Shang) déroulent sur ses versants brumeux et abrupts un tapis de théiers qu’un climat tempéré, des précipitations régulières et un sol un peu acide, riche en humus et en fer, prédisposent à la constance dans la qualité et à la production de quelques crus exceptionnels. De plus, l’altutude et la qualité de l’air ont largement contribué à un label BIO quasiment généralisé, déclaré ou non.

Ses variétés de thé noir sont célèbres, les fameux Keemun (ou Qimen) qui se caractérisent par une saveur très fine et une grande douceur. Les thés verts les plus célèbres seront le Tai Ping Hou Kui, le Ding Gu Da Fang, ou encore le Huang Shan Mao Feng, considérés par les chinois comme faisant partie des 10 meilleurs thés verts de Chine !

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Le Fujian

Cette région semble bénie tant la quantité, la qualité et la diversité des thés est importante. Outre les thés noirs, fumés et blancs, la région est bien sûr très connue pour sa production d’excellents oolongs (thés bleus).

Parmi les principaux crûs, citons, pour le thé blanc, le Pai Mu Tan et le Xue Long, tendres et fleuris, l’exceptionnel Yin Shen « aiguilles d’argent ». Pour les thés noirs le Panyong, rond et parfumé. Et pour les thés bleus, le célèbre Tie Guan Yin (déesse en fer de la miséricorde) de la région d’Anxi, les rarissimes Da Hong Pao, Rou Gui, Bai Xian, etc., de la région montagneuse de Wu Yi, où les théiers presque inaccessibles poussent dans les anfractuosités des roches. Une légende raconte même que des singes ont été dressé pour aller cueillir les meilleures feuilles des théiers les plus inaccessibles ! Pour les thés fumé, le lapsang souchong, autrement connu sous le nom de Zheng Shan Xiao Zhong. Enfin, les thés parfumés au jasmin du Fujian sont très connus pour leur grande pureté d’arômes.

La région est une très grande productrice avec 140 000 tonnes de thé par an, soit environ 20% du tonnage annuel chinois.

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Le Hunan

Une production restreinte à 50 000 tonnes annuelles, qui concerne une grande variété de thés, notamment les thés sculptés « cœur de pekoe », ces fameuses fleurs qui s’ouvrent dans les tasses, ou encore le très connu thé jaune « Yin Shen », en aiguilles d’argent, produit sur place depuis des millénaires.

La région est également une très grande productrice de thés noirs, verts ou blancs parfumés.

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Le Jiang Su

Cette toute petite province (au regard des autres provinces chinoises) a offert à la Chine un thé considéré comme l’un des meilleurs qui n’ai jamais existé : le célèbre Bi Lo Chun (ou Pi Lo Chun, qui signifie « spirale de jade du printemps »), d’une rondeur et d’une douceur exquise.

Et, bien sûr, la région est extrêmement connue pour ses théières « à mémoire », fabriquées à partir de la terre de YiXing (voir chapitre « l’art de préparer le thé »)

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Le Sichuan

Cette région, aux bordures du Yunnan et du Tibet, semble être la première dans laquelle poussa le théier. On y produit aussi bien du thé vert (en majorité), que du thé noir, sombre ou bleu. Mais tous sont reconnus pour leurs qualités gustatives !

Mais la plus célebre légendre de cette région concerne le fameux thé jaune « Meng Ding Huang Ya » (pic masqué) : on prétend que les rares théiers de cette montagne, au nombre de 7, produisaient très peu de feuilles, 90 par an en tout et pour tout. Les Immortels, afin de les protéger des convoitises, les drapèrent de brumes afin que des voleurs ne viennent pas se les approprier ; les précieuses feuilles étaient veillées en permanence par un moine surnommé « douce rosée »…

Environ 70 000 tonnes sont récoltées tous les ans dans les jardins du Sichuan.

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Le Yunnan

Cette province est célèbre pour ses théiers sauvages, qui comme le dit Olivier Scala « méritent le recueillement » : les plus anciens sont vieux de 1700 ans, et peuvent atteindre jusqu’à 30 mètres de haut ! On prélève même sur certains théiers centenaires des feuilles pour produire des Pu Erh (du nom de la ville par laquelle transitait le commerce des galettes, point de départ des premières routes du thé).

Le climat de la région est idéal pour la production de thés (Kunming, la capitale, est appelée « la cité des quatre printemps »), le relief est très bien irrigué (la plupart des jardins sont situés entre 1000 et 2000 mètres d’altitude), et le savoir faire des producteurs est réel et éprouvé depuis plusieurs siècles (on commerçait déjà des galettes de thé il y a 1500 ans). Autant d’atouts qui font l’immense valeur des thés du Yunnan, grands seigneurs de la Chine.

Bien sûr, on connaît de la région surtout ses thés Noirs (les meilleurs étant les Golden Xian, le Shen Xian, le Dian Huong, qui se caractérisent par leur puissance camouflée sous de délicieuses rondeurs) et ses thés Sombres (parmi les Pu Er, les plus réputés sont ceux de la région de Jingmei). Cependant, pour les thés verts et blancs, on peut retenir les noms de Silver Hill et de Yu Yu Cha, thés suaves, subtils et désaltérants.

La province produit environ 80 000 tonnes de thés par an, de très haute qualité.

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Le Zheijiang

Cette région produit LE thé chinois mythique par excellence, objet d’un véritable culte : le fameux LUNG JING. Les plus recherchés, dont les introuvables et très prestigieux Pei Hou et Shi Feng (le pic du Lion), sont récoltés et transformés juste avant la fête de la pure lumière (Qin Ming), journée consacrée aux défunts (le 5 avril). Ceux de la récolte suivante, appelée GuYu (pluie de céréales), du 5 avril à début mai, sont également de très haute qualité mais plus accessibles. Malheureusement, le nom se galvaude de plus en plus, et l’appelation a été étendu à plus de 50 km à la ronde du lieu de récolte originel.

D’autres très bons thés verts sont produits dans la région, comme le Kai Hua Long Ding, cultivé en avril seulement, qui donne une infusion très claire et délivre beaucoup de notes de fraîcheur et de notes fleuries à la dégustation. Le Tian Mu Qing Ding également, qui bénéficie d’une méthode de production biologique et artisanale éprouvée. Un thé soyeux, rafraîchissant et rare.

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